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Hey McCain, qu'est-ce qu'on a fait à l'humour?

suggestion musicale: A.S.S.H.O.L.E. - Denis Leary

Pour le titre de cette chronique, j'ai paraphrasé le célèbre slogan des Frites McCain pour parler du récent traitement de trois blagues qui soulevèrent la controverse, du moins chez les éditorialistes et les « faiseurs » d'opinions publiques.

OK, on part :


Blague controversée no 1
: interrogé sur la forte augmentation des exportations de cigarettes américaines vers l'Iran sous le président Bush, le candidat républicain John McCain répond : «Peut-être est-ce une façon de les tuer?»

mccain.jpg

Blague controversée no 2 : Le candidat McCain, encore lui, chante «Bomb bomb bomb, bomb bomb Iran» sous l'air de Barbara Ann, des Beach Boys.

Et finalement, blague controversée no 3 : le journal le NewYorker fait publier en première page une caricature de Barak Obama le représentant dans le Bureau Ovale habillé en partisan islamiste, turban sur la tête et babouches aux pieds saluant sa femme, Michelle, kalachnikov en bandoulière.

new yorker une AFP-thumb-250x366.jpg

OK.

John McCain, je l'ai trouvé très bon son pastiche de Barbara Ann. D'ailleurs, on l'avait déjà fait il y a deux ou trois ans, en improvisant autour d'une bière et ensuite en spectacle. Le jeu de mots est musicalement parfait, l'air archiconnu, c'est efficace. C'est même une blague qui devait déjà exister avant et qui appartient au domaine public, répétée d'humoriste en humoriste depuis les années 80. Ce qui n'enlève rien à sa cruelle efficacité.

Attention. Je ne discute pas ici de son sens moral, mais seulement de son effet comique.
Une blague pour être drôle, et donc comprise, doit s'appuyer sur une vérité, en ce cas-ci
on sait tous que les républicains ont la gâchette facile et que ça leur ferait plaisir dans le pantalon d'éjaculer quelques missiles sur l'Iran, mais qu'est-ce qu'une blague de candidat va changer à la situation?

Les blagues ne tuent pas, les gens oui.

L'autre blague de McCain (no 1) est encore meilleure parce qu'il avoue du même coup que la cigarette tue! Ce qui fâche les lobbys du tabac proches du GOP. Ironie aussi savoureuse qu'une Marlboro à Téhéran.

Et Obama? Le New-Yorker est un journal qui manipule l'ironie avec art et doigté depuis fort longtemps et qui a habitué son lectorat à ce genre particulier d'humour. La caricature voulait simplement dénoncer la "campagne de peur et de désinformation" menée contre le sénateur de l'Illinois par l'extrême droite américaine.

Or, toutes ces blagues ont été dénoncées et on leur a donné la très peu enviable étiquette de « mauvais goût et offensantes. » (Ou si vous préférez : l'étiquette Mike Ward. lol)

Vous allez dire que j'exagère, et c'est votre travail, mais j'ai l'impression que c'est l'humour lui-même qui est visé par ses hauts cris indignés.

"Si on ne peut pas être ironique en une du New Yorker, où peut-on l'être ?", estime l'humoriste Bill Maher.

J'ajouterais, si on ne peut plus rire des blagues des candidats ou des candidats eux-mêmes, où allons-nous? Sans doute dans la même direction que ceux qui ne veulent pas voir le prophète caricaturé.

***

À mon humble avis, nous avons été trop longtemps bombardés de grosses blagues épaisses et salaces et dès qu'une blague s'élève un peu plus haut que le trou de pet, on crie, on s'indigne, on juge cela de mauvais goût. L'humour noir, l'ironie et le sarcasme n'ont plus la cote. On n'aime pas les blagues qui dérangent, on n'aime pas que l'humour nous fasse trop réfléchir, qu'il grince, qu'il égratigne. Pas de blagues sur l'Iran de la part d'un républicain, pas de blagues sur Obama de la part de la gauche, pas de blagues de noir par un blanc, pas de blagues sur Israël par qui que ce soit.

L'humour doit divertir, être acceptable, propre et bien politiquement correct, n'insulter personne et ne viser aucun groupe ou ethnie particulière. Tiens, des bonnes blagues sur les relations hommes-femmes, les sièges de toilettes pis les SPM, ça c'est transcendant!

Comme de la moulée molle prémâchée.

***

Georges Carlin- Soft Langage


Publié par Christian Vanasse  le lundi 21 juillet 2008 à 0H00







Vos commentaires

Cet article a reçu 37 commentaires

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koval a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Je n'aime pas tellement les spectacles d'humour. J'ai vu Sol et Deschamps il y a 20 ans. Le seul spectacle d'humour que j'ai vu par la suite est le vôtre, celui des Zapartistes revue de l'année 2007 , fin janvier à Sherbrooke.

J'ai aimé et j'y ai vu quelques liens politiques que je n'avais pas fais.

TRÈS GROS MERCI pour le message à la fin sur les immigrants vs les A-R. Très peu de gens ont eu le courage de prendre cette position sur la place publique au Québec. Gros merci d'autant plus que j'y avais invité une amie Sénégalaise musulmane qui commençait à trouver le climat freak au Québec.

Pour les autres naiseries des Marc Ward, Maclod et cie, j'ai même pas envie d'en parler, ça me laisse de glace.

J'aime un peu plus les raconteurs, comme Deschamps et Barette.

Les ptites blagues que vous décrivez ne me scandalisent pas. C'est vrai que le moins de censure possible c'est mieux et je dois avouer que ça peut m'être très profitable parfois.

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Mony Vibescu a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

@Koval ,
Bon matin , vous m ' enlevez les môts de la bouche ...
Comme du temps du fou du roi qui ramenait le monarche sur terre avec son humour caustique , les Zapartistes devraient avoir un contrat avec l ' assemblée nationale ...
L ' extrait de Carlin qui date du début de la rectitude politique ( comme par hasard celui aussi du néo libéralisme ... ) reste très pertinent .
Comme je bois mon café je reviendrais plus tard sur l ' appropriation du langage par la classe dominante ...

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koval a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Prince de la débauche

Ce matin je me complais plus dans les textes de l'apocalypse que je trouve hilarants.

Koval 666

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négro a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Passer une soirée avec ce trou du Q à faire d'l'humour, quel genre humour un connard de l'espèce des fesses serrées
peut bien avoir !

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Guy a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Excellent texte Christian.
L'humour " pipi, caca, crotte, prout prout," c'est la facilité .
L'humour intelligent, semble en perte de vitesse depuis plusieurs années au Québec.
.

Quand je vois un "humoriste" qui sort une couille pour faire rire les gens, je me dis que cet "humoriste" n'est pas très vaillant. Il n'a pas fait l'effort nécessaire, pour produire un spectacle de qualité.
Dommage.

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Mony Vibescu a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Cher Guy , nous sommes d ' accord ...

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christianvanasse a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

@Guy
très intéressant l'exemple de l'humoriste qui se sort une couille. Il s'agit de Maxim Martin et j'ai vu son numéro "de la couille" il y a quelques années, il y dénoncait le pouvoir des médias et du sensationnalisme dans un excellent texte, très drôle et il nous prévenait dès le début qu'à la fin de son texte il allait faire quelque chose qui nous ferait tout oublier ce qu'il venait juste de dire. À la fin, il montre sa couille. Ce sera le seul gag de cul de tout son monologue. Et les gens se sont tous rappelé de cela mais pas du texte. Un exemple par l'absurde du monstrueux pouvoir de la joke premier degré. J'avais trouvé le numéro très bon, très audacieux et à prendre au deuxième degré, ce qui fait que j'enlève Maxim Martin de la catégorie "Humoriste faciles".

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chantale a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

J,ai toujoura aimée les spectacles d'humour on peut même dire que je suis un public facile.Mais je n'aime pas me faire prendre pour une conne et j'aime l'humour qui fait réfléchire..Les joks pipi,caca dont passés dattes et je crois qu'elle n'ont pus vraiment leurs places et vive l'humour intelligent qui nous fait rire et qui nous forcent a réfléchir.
P.S. Es qui faut cencurer les humoristes! (je ne trouve pas le point d'exclamation sur mon clavier)
C'est la question qui revient chaque fois qu'un humoriste dépasse la limite mais justement il n'y a pas de limite. Jusque'ou on peut aller pour faire rire!!

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Guy a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Christian, je vais être honnête avec toi. Je n'ai pas vu le spectacle.
Malheureusement, ce que l'on nous a montré du spectacle à la télé, c'est ce petit bout (sans jeu de mot) .
.
Les médias ont un rôle important à jour, tant du côté information, que du côté artistique.En mettant l'accent seulement ce bout du spectacle, ils ont mal fait leur devoir.
.
Bonjour Mony.

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christianvanasse a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

@Guy
comme tu dis, les médias on ici joué un rôle très important et pas le bon. En montrant seulement la couille de Maxim ils ont prouvé son point mais malheureusement Maxim en a beaucoup souffert puisque les gens l'associent rapidement à sa couille gauche bien qu'il travaille très fort pour montrer son cerveau droit en spectacle. Il fût victime de sa propre blague finalement.

@chantale
moi non plus je n'aime pas me faire prendre pour un con. Du reste, je sais apprécier une bonne joke de cul quand elle est bonne et je ne voudrais pas non plus que ce genre d'humour disparaisse, je suis pour la biodiversité en humour! Je veux du noir, du facile, du gras, de l'offensant, de l'intelligent, du militant, bref, une plus grande variété mais le problème est le même que dans le capitalisme triomphant: l'uniformisation et le mainstream tout puissant pour vendre à tout prix. On se retrouve alors avec les mêmes humoristes formatés qui font les mêmes choses formatées pour le même public formaté. Comme si au restaurant on ne nous servait que du pâté chinois à tous les jours. Un moment donné le cerveau ramollit.

Comme on se disait en riant (presque) , un jour ils vont faire fabriquer leurs jokes en Chine, en commander des containers pleins pis nous les garrocher dans la face avec un peu de sauce locale pis on verra pas la différence.

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Guy a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

je l'aime bien celle là. "Ils vont faire fabriquer leurs jokes en Chine" .
Ça dit ce que ça dit.
'
Je ne me souviens plus où j'ai entendu cela mais, à l'école de l'humour, parraît il, on leur montre un modèle et ils partent à peu près tous sur ce même modèle.
Un genre de recette, 1 tu fais comme ça, 2 ensuite du dis ça, 3 tu finis comme ça et les gens sont sencés rire.
C'est comme ça que ça se passe ?

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Mony Vibescu a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Chose promise chose due :
il y a une langue du pouvoir, issue de la politique, de la publicité, de l’expertise économique et du journalisme. Une langue, qui se propage dans tous les domaines pour endormir le peuple, le rendre indifférent aux injustices et aux inégalités. Une langue, qui gomme toute velléité de rébellion et s'emploie à maintenir l'ordre. Une langue, qui sert le consensus au profit de la domination capitaliste actuelle. Il situe la naissance de cette langue aux alentours des années 60, elle se déploie massivement dans les années 80 - 90...................
C’est une sorte de lissage, un vernis sémantique pour cacher les réalités derrière des abstractions, une syntaxe privée d'articulations logiques, une utilisation d’hyperboles et d’euphémismes. L’hyperbole amplifie et l’euphémisme atténue et adoucit. Ici, la recherche de l'efficacité se fait aux dépens de la vraisemblance. Le message implicite est porté par la langue, les mots sont vidés de leur sens premier. Le discours peut n'avoir aucun sens, pourvu qu'il atteigne le but fixé : masquer le réel, entretenir le consensus.....................................................
les raisons du succès de cette langue. Il note que le contexte est celui de la concentration des médias aux mains de grands financiers, de grands patrons marchands d’armes ou bétonneurs. Il relève également l’intérêt de toute une partie de la population : politiciens, journalistes, cadres, universitaires, fonctionnaires, etc. à voir se maintenir l'ordre sous-jacent à la LQR, l’ordre inégal et injuste du capitalisme contemporain............................................
La LQR a fait disparaître les pauvres, qui sont devenus des "familles modestes". Il n’y a plus d’oppresseurs ni d’exploiteurs parce qu’il n’y a plus d’opprimé/es ni d’exploité/es.
Les procédés de l'euphémisme ? Contournement, évitement, substitution, atténuation. Avec les euphémismes, on peut cacher une réalité, contourner un non-dit. Par exemple, le concept de “ partenaires sociaux ” remplace ceux de patrons, chefs d’entreprises, de bourgeois. Ils sont alliés dans une lutte contre les salarié/es, mais, avec ce terme, les deux parties sont mises sur le même plan. Les dominants sont ainsi débarrassés de toutes visées agressives..............................
La fonction essentielle de cette langue, c’est d’effacer la division sociale. L’auteur constate que la LQR sert à censurer tout ce qui s'oppose au capitalisme contemporain, nommé ici néolibéralisme.........................................
La LQR recourt à l'éthique pour valoriser ce qui est inacceptable. Les vices du système capitalistes sont attribués au manque de ''vertu'', de ''transparence'' de certains acteurs. Ceci permet de désigner des ''responsables''. Ce procédé est particulièrement flagrant dans le monde du capitalisme financier. Ce faisant, la LQR essaie d’entretenir du mythe de la citée unie mise en danger par quelques éléments, qui feraient n'importe quoi. Pourtant, le capitalisme financier est une activité fortement marquée par le parasitisme, elle a des conséquences sociales destructrices, cette évidence doit être dissimulée ...................................................................................................................
Si la LQR contient des trésors d’euphémismes, c’est pour contourner, nier, occulter la domination. Il faut maintenir un rideau de fumée, invisibiliser, gérer l’opinion publique pour soumettre et convaincre la masse. C’est une arme efficace dans le maintien du statu quo, pour la domestication des esprits. C’est un ensemble de technologies mentales, qui agit sur notre manière de nous comporter pour que rien de change : consommer, voter, penser en conformité, se distraire, accepter, choisir ce mode de vie, le désirer. Si ça va mal, c’est de notre responsabilité. On est passé des pauvres aux exclus/es, de la justice sociale à la charité spectacle.
Note LQR :LQR : langue de la 5ème République ” (Lingua Quintæ respublicae en latin celle dont se moque Carlin
Lintégralité du texte
http://www.paris-philo.com/article-10518212.html

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koval a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

@Mony

Intéressant, ajoutons que l'humour est contaminée par le LQR, c'est possiblement pour ça que ça m'intéresse peu.

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Eric a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

christianvanasse a dit le 21 juillet 2008 à 9H49
"ce qui fait que j'enlève Maxim Martin de la catégorie "Humoriste faciles"."
.
Sans oublier que tout comme vous, il prône publiquement pour le pot et lui trouve que des bienfaits...

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chantale a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

A Eric
Moi aussi je suis d'accord avec christian maxime Martin fait de l,humour intelligent rt même si il prone la vente du pot légale ca ne lui enlève pas spn talent allez écouter un de ses show et je crois que vous changerez d'idée

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Eric a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

J'ai trouvé très drole le passage qui parlait de faire frabriquer les jokes en Chine. Plus jeune, je mangeais tous les spectacles d'humour et les émissions d'humour à la télé. Puis, j'ai délaissé... et le pire endroit c'est à la radio! Pour de l'humour fast-food poubelle, y a rien qui bat la radio. Ouvrir ma radio dans l'auto et entendre un paquet de personnes crampées de jokes insignifiantes et même pas drôles, "chu pus capable!". C'est comme ça que je suis passé aux radios parlées et aux radios... ANGLOPHONES!
.
Ouin, ce n'est pas parce que je dénigre le français, au contraire, je veux que le français prenne le plus de place possible au Québec mais je trouve que je suis trop mal servi avec le même genre de radio en français partout aux jokes insipides. Alors, je suis passé aux radios anglophones.
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Je me suis demandé si c'est parce que je vieillis ou parce que c'est rendu vraiment mais vraiment poche et arriéré les radios de masse du genre CKOI, CKMF, etc. Je pense que c'est rendu poche, mais ce n'est peut-être que ma perception... allez donc savoir!
.
Les spectacles d'humour même chose, je les évite. Trop cher pour ce que ça vaut. Et à la télé, si je tombe sur un "juste pour rire" je zap c'est clair. Mais je fais la distinction entre tout le moule "juste pour rire" et certains autres plus intéressants avec du contenu. Daniel Lemire, Yvon Deschamps, Sol, ...
.
Je pense aussi qu'on sent de plus en plus l'effet "même moule" depuis l'école nationale de l'humour. J'ai souvent un gros malaise quand je vois sans arrêt des gens encenser cette école ou quand elle même cette école se vente de tant de réussites... J'ai souvent que c'est seulement un truc pour comment devenir riche rapidement sans trop se fatiguer...
.
Cet humour "sans avoir besoin de réfléchir" s'aligne directement sur l'air du temps où les gens en général ont cessé de réfléchir. La loi du moindre effort.
.
Pour ce qui est des 3 jokes mentionnées dans l'article, celle de bomb bomb... est très bonne. Celle de Obama, m'a fait sourire mais je suppose que pour un partisan d'Obama, elle doit piquer un peu... Puis pour la cigarette qui tue en Iran, elle est bien bonne aussi et bien des américains doivent souhaiter du mal à l'Iran... Alors c'est tout haut ce que d'autres pensent tout bas.
.
Mais Obama ne finira pas président. Il va arriver quelque chose je pense. Soit un assassinat, soit il va se faire ridiculiser, soit il va se faire battre (peu importe par tricherie ou racisme), on va voir sortir au bon momment un bourde qu'il aurait fait... ou il va se faire salire... mais il ne sera pas président. Et même que c'est probablement dans son propre parti où il doit se méfier le plus.

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Mony Vibescu a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Concernant OBAMA , qui ne sera pas assassiné , ni battu aux élections ....
J ' ai déjà écrit :
Quant à Obama , à mon " humble " avis , il est juste placé là par l ' oligarchie blanche pour annoncer la faillite des États aux Américains , orateur démagogue , membre du CFR , il n ' a pas voté pour la guerre puisqu ' il n ' était pas encore sénateur , mais il a voté tous les budgets alloués à celle ci , il a voté pour le Patriot Act .
De toute manière comme nous au Canada quand on décortique le système électoral on constate que les US ne sont pas , n ' ont jamais été et ne veulent pas être une démocratie . Nous avons hérité des Brits un sytéme électoral conçu pour maintenir une minorité en place .
En ces temps de capitalisme débridé on voit ce que cela donne ....

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Guy a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Éric, c'est vrai que l'humour fast food de la radio, c'est vraiment n'importe quoi.
.
Ceux qui animaient l'émission "les grande gueules", font des pseudos blagues et rient entre eux................c'est presque du "pipi caca crotte" .
..
Ici dans ma région, il y a une émission du matin (copie des grandes gueules) qui est animée de la même façon.Le genre d'émission pour ados boutonnus, qui rient pour tout ou pour rien.
.
Par contre, écouter la radio, de radio canada en conduisant, c'est dangeureux.............on risque de s'endormir au volant.
.
Maintenant, j'écoute la radio parlée, qui est beaucoup plus intéressante, même si à l'occasion certains animateurs dérapent.

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Guy a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

.....j'aimais bien écouter gilles Proulx (par internet) lui aussi il lui arrivait de déraper un peu, mais dans une moindre mesure.

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Félix a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

@Éric,
tu as raison, j'écoute la radio anglophone pour les mêmes raison: Je veux entendre de la musqiue en revenant travaillé, pas des humoristes dire des niaiseries. Et c'était pratiquement pas arrangé l'affaire des grandes gueules lors des oliviers? Ils quittent et, du même coup, gagnent pratiquement tout les prix malgré le fait qu'il y avait des humoristes nettement plus compétants. Je n'écouterai plus jamais ce gala tellement cela me pue au nez.


@Guy,
Radio-Canada peut être très interessant, tout dépend de tes intérêts. Moi j'aime bien ce poste.

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Eric a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Gilles Proulx offre beaucoup de connaissances sur l'histoire. Il a piqué plus d'une fois ma curiosité d'ailleurs. Bien que oui des fois j'aime moins quand il dérape et qu'il empêche les autres de parler... Quand il est calme, il est d'une compétence à toute épreuve, c'est certain.
.
Radio-Canada, j'ai découvert ce poste par mon frère de 20 ans une fois en auto, on avait une longue route à faire... et il m'a parlé de ce poste. J'ai rit à la joke qui dit qu'en auto c'est dangereux car on peut s'endormir :) Mais il arrive que des sujets soient très intéressants et d'autres... plates. Mais on zap dans ce temps-là.
.
Souvent, je trouve qu'on se fait taper sur la tête qu'on est pas des vrais québécois car on adopte une culture anglophone. Moi, je le fais, je passe à plusieurs canaux anglophones autant à la radio, à la télé et sur le web. Pourtant, j'aimerais mieux toujours demeurer en français mais je me sens "éjecté" parce que je ne retrouve pas toujours la qualité... Un moment donné il y a eu un grand phénomène "humour" au Québec à la radio avec le ZOO au FM93 de Québec qui avait révolutionné les shows du matin (qui copiait une formule de New-York d'ailleurs) et là, c'était la folie... ils avaient la quote. Alors tous les postes de radio ont voulu imité cette formule puis Énergie a embarqué la dedans... mur à mur... pour se retrouver avec des radio qui offrent du fast-food de l'humour le matin, le midi et au retour... On a épuisé la formule... et après on va se lamenter que la radio québécoise stagne au Québec... mais ce n'est pas la radio qui n'a pas d'avenir même plutôt la formule qu'on nous recycle année après année... C'EST LE TEMPS DE CHANGER! On est prêt je pense...
.
Et surtout, engagez donc des gens compétents qui sortent des universités en communication ou en journalisme, des VRAIS animateurs plutôt que des vedette parachutées des autres domaines... (quoique Esther Bégin, une pro, ces temps-ci au 98.5 est vraiment endormante au retour... misère! Tout est sur le même ton... J'ai hâte qu'elle mette de la couleur dans son parlé)
.
Quand c'est rendu que les émissions de nuit sont meilleures que celles du jour... (Jacques Fabi la nuit est souvent intéressant par exemple)

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Guy a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Félix, il m'est arivé d'écouter la radio de radio canada.
En dehors des minutes infos, nationales et internationales, la musique (quoique rare) est platte à mourrir.
.
En plus, ils choisissent des hommes à la voix monocorde.........endormantes.
Quand je suis dans ma semaine de chasse à l'orignal, dans ma cache, j'écoute leurs nouvelles et par la suite je m'empresse de changer de station.

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Guy a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

ben oui Éric, je suis allé avec ma blonde quelques jours ;à Montréal et je suis tombé sur esther Bégin.

Je l'aimais beaucoup à TQS, mais effectivement elle a un ton monocorde à la radio. Un peu d'énergie lui ferait du bien.


À 98,3 , sur le net pour ceux qui sont à l'extérieur du saguenay lac St-Jean, le matin il y a "le gros Champagne" animateur controversé, mais il lui arrive d'avoir de bonnes entrevues................quand il ne déblatère pas contres certains individus ou organismes.
.
Le midi "le journal de ségal" avec Myriam ségal, qui était à Québec avant, est une excellent animatrice qui va au fond des choses et n'a pas la langue dans sa poche.
Les gens peuvent intervenir sur les ondes et faire valoir leur point de vue.
Elle a le don de questionner très précisément son interlocuteur pour avoir une réponse claire...............pas besoin de te dire que les politiciens ne l'aiment pas.
Elle traite des dossiers intéressants.

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Mentana a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Le problème vient justement de l’incapacité de voir au-delà du premier degré, et je ne parle pas que du public, mais aussi des journalistes qui interprète sans aucune référence culturelle, historique ou sociale. Pour faire de l’humour intelligent, il faut l’être un minimum. Je trouve inquiétant de voir le niveau d’inculture qui règne dans les hautes sphères. Les médias en particulier.
Et je suis pour tous les genres d’humour moi aussi. Du monologue a la Yvon Deschamps, aux monologues du vagin, (c’étais pas de l’humour ca,c’est vrai) Bref, vulgaire, brillant, politisé, il y a de la place pour tous les gouts. Le problème c’est qu’il faut comprendre la joke, avoir le sens de l’humour n’est pas donné à tous.

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Guy a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

Mentana, il y a un "monologue du vagin ?"

.
Vois tu, c'est ce genre de titre accrocheur qui me fait ch...r
Le but d'un tel titre, c'est uniquement pour accrocher les gens.
Je ne sais pas le contenu de ce monologue, mais le titre fait en sorte que je n'irais pas voir un spectacle ayant ce titre.
C'est trop " Haie ! Venez voir mon show ! "De La pub de pute.

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Le Passant a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

L'humour facile porte mal son nom. Plus ça va plus on doit se forcer pour arriver à rire. Mais on ne parle encore que du public quand on dit ça! Bien sûr, c'est normal, à tout seigneur tout honneur. Mais si c'est si difficile pour nous de réussir à rire de l'humour facile, et bien plus ardu de se rappeler qu'il y a d'autres sortes d'humour, entre deux hoquets convenus de rire gras... imaginez les obstacles surhumains que doivent affronter les humoristes faciles eux-mêmes! Déjà que le public est une gang et eux sont tout fins et fines seuls devant lui-elle. Moi je dis que l'humoriste facile est devant une tâche trop titanesque... bon d'accord, j'exagère. Devant une tâche trop impossible.

Dur dur dur dur. La quadradure de leur cercle touche une surface qui rétrécit sans arrêt! Le matériel comique qu'on leur apprend à utiliser rétrécit comme peau de chagrin. À l'aide! entend-on parfois tout bas, certains soirs, quand le sourire de l'artiste quitte sa loge. Quel sort sévère et pas jojo.

Les humoristes faciles, avec leur cercle minime qu'ils doivent cartographier tout en riant, sont des pythagoriciens nouveau genre! On les traite avec mépris, mais ils méritent plus de respect que les mononcs à farces paquetés du temps des Fêtes. Les gags de ces mononcs tournent eux aussi en rond bien sûr, mais ce cercle se complète une fois par an. Il est si énorme que toute la famille comprend pourquoi il en sort de telles énormités. Ils n'ont aucun mérite, les mononcs. De plus une fois dites, leurs blagues suffisent. On n'en redemande pas. Personne ne veux savoir combien mersure la surface de leur humour qui tourne en rond.

Mais les humoristes sont aux antipodes! On n'a qu'à y penser une seconde... et on imagine très aisément la difficulté de l'impossible tâche de l'humoriste facile. Mais ce n'est pas juste parce que son cercle comique est tout petit. Et puis, il était averti et il a dit oui. On lui a dit que le cercle de son matériel, de ses recettes, des types d'humours qui «marchent» et «punchent» doit être très restreint, pour ne pas que le public s'y perde. Après tout, faire une battue pour retrouver un public, après chaque blague, c'est vraiment pas drôle...

Mais aussitôt que son milieu a eu l'honnêteté d'aviser notre humoriste que son cercle doit approcher l'infiniment petit, il lui en a passé une petite vite qui l'a berné facile. On lui présente l'infinité de sa tâche comme si elle était à portée de main! On lui donne d'énormes possibilités: le spectacle peut tourner des années, le système est bien huilé pour tout prendre en charge et lui faire sillonner le Québec et au-delà. Et puis c'est quoi ce mépris des recettes qui tiennent dans un calepin? L'important c'est les recettes qu'on met dans sa poche après le show. Pas celles qu'on écrit avant!

Mais ça veut pas dire qu'il ne faut pas bien se préparer. Les billets commencent à se vendre bien avant que le bouche à oreille ait pu dépasser le cercle de quelques initiés. L'événement est moussé et fait vendre et il n'a pas encore commencé dans notre coin! En mettant son bilet dans sa poche pour un show qui n'aura pas lieu avant des mois, on rit déjà des jokes dont on ne sait encore rien. Mais ce rire est loin d'être vide! Heureusement. En fait, c'est une tâche des plus nobles.

C'est ce rire anticipateur de son public qui aide l'humoriste facile à ne pas être écrasé par l'immensité de sa tâche titanesque. Euh... impossible. Sans nous, pauvres mortels qui nous mourons pour un rire, nos Atlas de la scène seraient applatis par le globe que portent leur épaules. Ou encore, Sisyphes modernes, ils se feraient amincir chaque soir comme des crèpes par leur gros caillou rond qui leur roulerait dessus, rendu au haut de la côte du rire gras, rendu trop lourd par la gravité du propos.

Bref, heureusement que nous avons le rire léger, pour contrebalancer la malédiction qui pèse sur l'humoriste facile. C'est sûr qu'il faut qu'on se tire par les cheveux à la verticale, pour se rendre assez légers. Mais il faut ce qu'il faut quand on doit accoter l'impossible, et secourir nos improbables demi-dieux!

Mais le jour où on se sera étiré un muscle ou bien le soir où on n'aura plus de cheveux, on devra peut-être dire à nos amis de ne plus tant aspirer à l'Olympe. C'est bien beau travailler dans un tout petit cercle et y forer, forer jour après jour de quoi nous faire rire. C'est louable de faire presque ex-nihilo des gags hilarants. C'est miraculeux -oui, il faut oser le dire sans rire!- de faire du neuf à partir d'un même minerais réutilisé à foison par la profession. Que dis-je, miraculeux? C'est le paroxisme de l'écologie! Aurait-on enfin découvert la rigolade durable?

Mais pourquoi se sentent-ils obligés de réaliser ces travaux dignes d'Hercule? C'est quand même pas la foule en délices qui le leur demande!

Allez impossibles humoristes faciles, vous pouvez redescendre parmi nous. L'humour est possible au delà du gag automate. La création est possible en humour. Raymond Devos et ses semblables ne sont pas des antiquités, l'Olympe, oui, sauf son respect.

L'infiniment petit d'une cercle a ses charmes, d'accord. Mais imaginez un instant l'immensément grand! Ou imaginez que le cercle de ce qui est drôle et qui fait rire n'est pas sous votre contrôle et qu'on peut le laisser croître et décroitre à sa guise, le laisser respirer! Imaginez que ce qui fait vraiment rire le plus dans le comique, c'est l'inattendu, la surprise, la nouveauté. Imaginez que c'est le suspens et le déroulement dramatique dans le comique, qui rend drôles les punchlines les plus courtes.

Je sais que ce n'est pas écrit dans le calepin des recettes de l'humour raisonné. C'est justement.

Vous pouvez le remettre dans votre poche. Et recommencer à vivre. C'est ça qu'on aime le plus voir sur scène. C'est vivant que le rire est drôle. Si le rire est déjà mort, comment voulez-vous qu'on en meure?

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Mony Vibescu a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

@le Passant
Belle intervention dont la vacuité du propos est masqué par une plume étincelante . ( Ne m ' en portez pas rigueur , je suis un public très difficile ... )
Vous m ' avez fait sourire avec cette image :
Sisyphes modernes, ils se feraient amincir chaque soir comme des crèpes par leur gros caillou rond qui leur roulerait dessus, rendu au haut de la côte du rire gras, rendu trop lourd par la gravité du propos.
Au plaisir de vous lire nouveau .

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Mony Vibescu a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

@le Passant
Belle intervention dont la vacuité du propos est masqué par une plume étincelante . ( Ne m ' en portez pas rigueur , je suis un public très difficile ... )
Vous m ' avez fait sourire avec cette image :
Sisyphes modernes, ils se feraient amincir chaque soir comme des crèpes par leur gros caillou rond qui leur roulerait dessus, rendu au haut de la côte du rire gras, rendu trop lourd par la gravité du propos.
Au plaisir de vous lire à nouveau . .

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Eric a dit le 21 juillet 2008 | Répondre

" Le Passant a dit le 21 juillet 2008 à 19H39

L'humour facile porte mal son nom. Plus ça va plus on doit se forcer pour arriver à rire."

:
Cette phrase est terriblement bien dîte. Bravo!

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christianvanasse a dit le 22 juillet 2008 | Répondre

@tous
belle discussion, j'aurais bien aimé y participer davantage mais mon emploi du temps et ma basse vitesse ne me le permettait pas.

Je rejoins le commentaire de lePassant, humoriste facile c'est un chemin très dur. Voyez ce qui arrive présentement à Mike Ward après sa blague sur Cédrika... il se fait invectiver sur la rue, insulter et reçoit des menaces de morts! Bientôt, on lancera une fatwa contre lui!
À mon avis, les seuls qui peuvent ou doivent juger du travail de l'humoriste sont les gens qui ont payé pour l'entendre. Ils peuvent se lever et huer. C'est leur droit absolu. Si ils ne le font pas, ils sont donc consentants et cautionnent les propos entendus.
Prendre un extrait du spectacle et le montrer à tous ceux qui n'y étaient pas afin qu'ils puissent juger de l'entièreté de l'oeuvre qu'ils n'auront pas vue me semble médiatiquement malhonnête.
À ce compte-là, tous les humoristes mériteraient d'aller à la potence, moi le premier, pour des choses dites sur scène devant des gens consentants.
N'est-ce pas un jeu dangereux?
Sommes-nous devenus un peu ayatollahs sur les bords quand on se met à lancer des cailloux aux clowns?

Certains humoristes ont peut être l'esprit étroit mais ils ont assurément le dos large.

Je ne partage pas l'humour de Mike Ward, mais je suis inquiet pour lui et je souhaite qu'il puisse en toute liberté tenir des propos offensants, voire grossier sur une scène devant des adultes consentants sans se voir ensuite menacer de mort.

@Éric
ah tiens, je n'avais pas remarqué ou noté que Maxim Martin était un résident du "420". Cela me le rend encore plus sympathique :)

@Guy
effectivement il y a un spectacle intitulé "Les monologues du vagin" mais au contraire de ce que vous pourriez redouter, rien de vulgaire là. Bien au contraire. C'est un très joli spectacle d'humour sur des femmes par des femmes qui racontent assez crûment des expériences de femmes à propos de cette partie intime de leur corps en la désacralisant à travers une galerie de personnages savoureux. Il en résulte un texte plein de tendresse et de surprises, pas dégoûtant pour deux sous et très instructif. À mon sens le meilleur texte d'humour "féminin" depuis les monologues de Clémence.
Je suis convaincu Guy que vous trouveriez beaucoup de plaisir à voir ce spectacle.

Une réplique à aussi été écrite par des hommes "Monologue du pénis" mais l'effet n'est pas le même. L'homme à depuis la nuit des temps joué avec sa graine en public, alors on tombe un peu dans le lieu commun (voir aussi "Puppetry of the penis", un grand succès australien passé à JustePourRien d'il y a quelques années)

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koval a dit le 22 juillet 2008 | Répondre

Christian

Pourtant la joke sur Cédérika n'était pas méchante du tout, Mike Ward a dit des choses vraiment plus choquantes que ça.

Cédérika est devenu un sacré mythe c'en est un peu fou!

Voici la joke en question

«Revenu Québec c’est des malades mentaux. Tu leur dois 8 $, et ils vont kidnapper tes enfants. C’est eux autres qui ont kidnappé la petite Cédrika.»

Y a rien de méchant dans cette joke. Ç'est un peu fou comme histoire, je ne la comprends pas .

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Guy a dit le 22 juillet 2008 | Répondre

Là Koval, je t'appuie à 100 % .
Le cas Cédrika, est assez spécial.je comprends bien les parent qui ne veulent pas lâcher, ne pas vouloir se dire qu'elle est probablement décédée, mais, même si je déteste cet humoriste, il n'y a pas de quoi le menacer de mort.
.
Oui il a été malhabile, peut être que sa blague était un peu déplacée, mais faut pas capoter la dessus non plus.

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koval a dit le 22 juillet 2008 | Répondre

@ Guy

Une joke plate mais pas méchante à mon sens.

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Le passant a dit le 22 juillet 2008 | Répondre

Bonjour Christian,

Tout à fait d'accord pour l'habitude si répandue de faire et de relayer les commentaires hors-contexte. Ce n'est qu'une des facettes d'une plaie sociale qui existe depuis la nuit des temps: le plaisir de faire partie de la rumeur. Mais... Que les rumeurs soient une habitude de toujours ne veut pas dire qu'on ne pourrait pas s'en passer! Un jour ou l'aute on devra bien apprendre à appeler un conte un conte, une légende une légende, un fait un fait, une nouvelle une nouvelle, etc.. On s'en porterait mieux à tous points de vue. Imaginons à quel point le débat social ou politique est rehaussé, sans rumeurs sur ceci ou cela, sur untel ou unetelle, etc. Mais je m'éloigne du sujet car je suis en train de perdre un peu trop de sourire!

Je sympathise pas mal avec Mike Ward. C'est vrai, je n'aime pas trop les gags faciles. Mais je suis plus qu'à moitié sérieux, quand je dis qu'il est de plus en plus difficile d'en inventer et aussi d'arriver à en rire! Et surtout, je n'ai rien contre les personnes qui en font, pour le fun ou pour en vivre.

S'il donnait toujours le spectacle en question, j'aurais même envie de lui vendre ou lui louer une joke, à Mike Ward. À condition qu'elle vaille vraiment quelque chose pour le sortir de son mauvais pas! Quoique je ne suis peut-être pas le premier à y penser:

Et si les gens qui le regardent de travers et le menacent, c'était du monde de Revenu Québec et pas des justiciers du dimanche un peu félés?

Qui sait, l'idée ferait peut-être rigoler même ceux qui veulent sa peau... Revenu Québec servirait avec joie de bouc émissaire pour créer une diversion et sauver un bon payeur de taxe!

Mais bon...

L'exemple du gag-limite de Ward n'explique pas juste à quel point on se trompe de cible, ou a quel point des gens se transforment vite en justiciers félés.

Ça illustre aussi que quand on limite trop son matériel comique, on peut être tenté de faire monter la sauce, pour faire rire le public malgré tout:

- surutiliser un style de référent comique. Dans ce cas-ci, personnaliser un aspect comique -le kidnapping- qui marchait déjà sans donner de prénom.

- tester et repousser la limite de ce qui choque ou secoue le public et les médias... Bref, placer le comique d'abord dans l'effet. Au point de ne pas calculer tout ce qu'une exagération comique donnée peut provoquer, chez les gens. Les humains, le public, les médias et les autres, aiment bien nourrir la Bête rumeur, quand on leur rend ça trop facile et trop tentant.

Mais je reste convaincu que tout peut être utilisé en humour... mais peut-être pas de toutes les façons et à n'importe quelle fin. Plus on sent que le sujet ou le sous-sujet sont profondément troublants, plus on doit être précis sur leur utilisation et leur nécessité pour susciter le rire. Je crois même qu'on sera encore plus virulent de cette façon. Car on vise plus juste en ne lâchant pas la flêche lousse.

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koval a dit le 23 juillet 2008 | Répondre
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Guy a dit le 23 juillet 2008 | Répondre

Koval, j'ai vu et entendu Ward.
Ce que je retiens : c'est qu'il ne voulais pas offenser Cédrika.

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Guy a dit le 23 juillet 2008 | Répondre

............et sa famille.

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